EcoFlow DELTA 2 ou Anker SOLIX C1000 Gen 2 : ce qui les sépare vraiment
Même capacité, même prix, même chimie : entre l'EcoFlow DELTA 2 et l'Anker SOLIX C1000 Gen 2, cinq écarts suffisent à trancher. L'extension jusqu'à 3 040 Wh d'un côté, 200 W de sortie et une recharge en 49 minutes de l'autre, et un pack additionnel facturé plus cher que la station.
Prenez l’Anker SOLIX C1000 Gen 2, sauf si vous comptez un jour dépasser 1 024 Wh : agrandir la capacité est la seule chose que l’EcoFlow DELTA 2 fait et que l’Anker ne fera jamais.
Le reste tient dans un mouchoir. Les deux stations annoncent 1 024 Wh de LiFePO4, quatre prises 230 V en onde sinusoïdale pure, cinq ans de garantie et un prix relevé autour de 600 € en septembre 2026. Elles pèsent 12 kg et 11,3 kg. Toutes deux plafonnent à 60 V en entrée solaire, arrivent sans le moindre panneau dans le carton et refusent de se recharger par grand froid. La comparaison tient donc en cinq écarts.
| Critère | EcoFlow DELTA 2 | Anker SOLIX C1000 Gen 2 |
|---|---|---|
| Capacité | 1 024 Wh, extensible à 3 040 Wh | 1 024 Wh, figés |
| Sortie 230 V | 1 800 W, 2 700 W de pointe | 2 000 W, 3 000 W de pointe |
| Plein sur secteur | 1 h 12 à 1 200 W | 49 min en UltraFast, 56 min sinon |
| Bascule en coupure | 30 ms | 10 ms |
| Entrée solaire | 500 W, 11 à 60 V | 600 W, 11 à 60 V |
| Poids et prix relevé | 12 kg, 599 € | 11,3 kg, 599,99 € |
Le seul écart irréversible : la capacité peut-elle grandir ?
Une batterie DELTA 2 supplémentaire porte l’ensemble à 2 048 Wh, une batterie DELTA Max à 3 040 Wh. Ni l’onduleur ni les prises ne changent : la station reconnaît le pack et l’ajoute à sa réserve. La C1000 Gen 2 n’accepte rien. Anker a retiré le module BP1000 que la première génération prenait, en même temps que la lampe de façade et 32 Wh de capacité.
C’est le seul point qu’on ne rattrape pas après l’achat. Une station trop lente se supporte. Une station trop petite se revend.
Cette porte ouverte a un prix. La batterie additionnelle DELTA 2 se relève à 639,90 € chez les revendeurs français en septembre 2026, soit davantage que la station complète. Doubler sa capacité revient donc plus cher qu’acheter une seconde DELTA 2, onduleur et quatre prises compris.
L’argument tient quand même, à une condition. Deux stations séparées ne mettent pas leurs réserves en commun : un réfrigérateur branché sur la première s’arrête quand la première se vide, même si la seconde est pleine. Le pack additionnel, lui, prolonge la même sortie sans qu’on touche à rien. Ces 639,90 € achètent cette continuité de sortie, et elle ne sert qu’aux circuits qui doivent tenir sans coupure.
Les tableaux de comparaison qui circulent créditent encore la C1000 d’environ 2 100 Wh extensibles. Ce chiffre appartient à la première génération et à son module BP1000, retiré depuis. Vérifiez la mention « Gen 2 » sur la fiche avant de compter sur une extension.
Recharge : 49 minutes contre 1 h 12, et les conditions du record
Anker annonce un plein en 49 minutes. Le chiffre est réel, il suppose trois choses. Le mode UltraFast doit être armé à la main dans l’application. La batterie doit être au-dessus de 20 °C. Le câble secteur ne doit plus bouger, car le mode se désarme dès qu’on le rebranche. Dans un garage non chauffé en janvier, la charge rapide ne démarre pas. Sans UltraFast, l’entrée retombe à 1 200 W et le plein demande 56 minutes.
La DELTA 2 avale 1 200 W sans qu’on règle quoi que ce soit, atteint 80 % en 50 minutes et 100 % en 1 h 12. Aucune case à cocher, aucun seuil de température à surveiller. Son application sert d’ailleurs à ralentir la charge plutôt qu’à l’accélérer, ce qui ménage les cellules d’une station laissée branchée en permanence.
L’écart utile va donc de 16 à 23 minutes selon la température de la pièce, pas de la demi-heure que laissent croire les deux fiches produit mises côte à côte.
200 W de sortie en plus chez Anker, et ce qu’ils font passer
Comptez 2 000 W en continu et 3 000 W de pointe côté Anker, 1 800 W et 2 700 W côté EcoFlow, soit 11 % d’écart sur le papier. En cuisine, la frontière passe entre des appareils précis.
Un foyer de plaque à induction réglé sur 1 800 W sature l’onduleur de la DELTA 2 et laisse 200 W de marge à la C1000. Au-dessus, entre 1 800 et 2 000 W, l’Anker passe seul, et cette bande étroite contient surtout des bouilloires rapides. Un micro-ondes de 900 W ou une scie circulaire de 1 400 W ne gênent aucune des deux.
Chaque constructeur propose un mode de dépassement, et chacun le restreint dans une direction opposée. X-Boost pousse la DELTA 2 à 2 400 W en abaissant la tension de sortie, et le manuel le réserve aux appareils de chauffage. SurgePad monte la C1000 à 2 400 W, mais Anker le déconseille sur un moteur : réfrigérateur, climatiseur, compresseur. Ni l’un ni l’autre ne remplace un onduleur plus gros. Pour chiffrer vos propres appareils, le calculateur d’autonomie fait le compte.
Coupure de courant : 10 ms contre 30 ms, et ce que le manuel exclut
Laissée branchée au mur, chacune bascule sur sa batterie quand le réseau tombe. L’Anker le fait en 10 ms sur ses quatre prises, l’EcoFlow en 30 ms.
Pour un réfrigérateur, une box internet, un éclairage ou un appareil CPAP, les deux valeurs se valent : ces appareils encaissent quelques dizaines de millisecondes sans même clignoter. L’écart commence à compter sur un ordinateur fixe dépourvu d’onduleur, un poste de travail ou un petit serveur domestique. Le manuel de la DELTA 2 exclut nommément les deux derniers de son mode EPS. Anker ne pose pas cette réserve sur la C1000 Gen 2.
Ce sur quoi elles se valent, et qu’on peut cesser de comparer
Les 1 024 Wh de l’étiquette, d’abord. Sur l’Anker, un banc de charge n’en a récupéré que 890 à la prise. L’onduleur prélève sa part, c’est vrai des deux stations, et tout calcul d’autonomie bâti sur la valeur du catalogue se trompe de 13 % d’un côté comme de l’autre.
Suivent les petites choses : 700 g d’écart de masse, et aucune des deux ne se porte sur un sentier. Cinq ans de garantie chacune. Aucune étanchéité, donc un abri obligatoire. Un ventilateur franchement audible dès qu’on dépasse le kilowatt.
L’entrée solaire mérite une phrase de plus, parce qu’on la compare mal : 500 W chez EcoFlow, 600 W chez Anker, et un plafond de 60 V des deux côtés. C’est cette tension qui contrarie les installations, pas les 100 W d’écart : deux grands panneaux rigides montés en série dépassent les 60 V et abîment l’entrée, chez l’une comme chez l’autre.
Les cycles se comparent encore plus mal. Anker annonce 4 000 cycles, EcoFlow 3 000. À deux charges par semaine, la première tient 38 ans et la seconde 28. Les deux mourront de leur électronique ou de leur application bien avant d’approcher ces seuils.
Restent les ports USB, où l’Anker prend l’avantage sans le tenir tout à fait. Ses deux USB-C rapides sortent 140 W chacun contre 100 W chez EcoFlow, de quoi charger un ordinateur portable puissant à pleine vitesse. Mais son USB-A et son troisième USB-C se partagent 20 W à eux deux, et rien à l’écran ne le signale. La DELTA 2 répartit plus honnêtement : 200 W au total sur ses deux ports rapides, 18 W sur chacun de ses USB-A rapides.
Qui prend laquelle
Prenez la C1000 Gen 2 si la station reste un appoint. Coupures de deux à six heures, week-ends en camping, chantier ponctuel, appareil CPAP en déplacement : elle sort 200 W de plus, bascule trois fois plus vite, pèse 700 g de moins et se remplit pendant que vous déjeunez. Son plafond de 1 024 Wh ne bougera jamais, ce qui n’a aucune importance tant que vous ne le touchez pas.
La DELTA 2 se justifie quand la station devient une installation. Van habité plusieurs semaines, cabane sans réseau, secours domestique qui doit tenir une nuit entière : 1 024 Wh ne suffiront pas, vous le saurez au deuxième hiver, et le pack additionnel évite de tout remplacer. Comptez 639,90 € de plus, et vérifiez d’abord que votre besoin porte bien sur une seule sortie continue.
Si vous savez déjà qu’il vous en faudra davantage, aucune des deux ne convient. La DELTA 2 Max porte 2 048 Wh d’origine, 2 400 W en sortie et 1 000 W d’entrée solaire, pour 23 kg sur la balance et 1 199 €. C’est la question à trancher avant celle-ci.
Questions fréquentes
L'EcoFlow DELTA 2 et l'Anker SOLIX C1000 Gen 2 ont-elles la même capacité ?
Les deux annoncent 1 024 Wh de LiFePO4, et l'écart ne se joue pas là. Il se joue sur ce qui vient après : la DELTA 2 accepte une batterie supplémentaire qui la porte à 2 048 Wh, ou une batterie DELTA Max qui la porte à 3 040 Wh. La C1000 Gen 2 n'accepte aucun module, Anker ayant retiré le BP1000 que la première génération prenait. Un dernier point vaut pour les deux : l'onduleur prélève sa part, et un banc de charge n'a récupéré que 890 Wh à la prise sur la C1000, soit 87 % de l'étiquette.
Laquelle se recharge le plus vite, la DELTA 2 ou la C1000 Gen 2 ?
La C1000 Gen 2, de 16 à 23 minutes selon les conditions. Elle fait le plein en 49 minutes avec le mode UltraFast armé dans l'application, une batterie au-dessus de 20 °C et un câble secteur qu'on ne rebranche pas, sous peine de désarmer le mode. Sans UltraFast, comptez 56 minutes. La DELTA 2 demande 1 h 12 sur une prise murale, dont 80 % de charge dans les 50 premières minutes, et sans aucun réglage préalable. Dans un garage froid, l'avantage de l'Anker se réduit à la version 56 minutes.
Laquelle choisir pour une coupure de courant à la maison ?
La C1000 Gen 2 dans la plupart des cas : elle bascule sur batterie en 10 ms contre 30 ms pour la DELTA 2, et ses 2 000 W en continu passent un appareil de plus. Pour un réfrigérateur, une box internet ou un éclairage, les deux valeurs se valent, ces appareils encaissant quelques dizaines de millisecondes sans broncher. L'écart compte sur un ordinateur fixe sans onduleur ou un petit serveur, que le manuel de la DELTA 2 exclut nommément de son mode EPS. Si la coupure doit durer une nuit entière, c'est la DELTA 2 et son pack additionnel qui tiennent la distance.