Station Portable

À propos

Qui se cache derrière ce site ?

Je vis une partie de l'année en van aménagé et je compare les stations électriques portables depuis un achat raté. Voici comment les avis de ce site sont établis, ce qui est vérifié, ce qui ne l'est pas et comment le site est financé.

Romain, de dos, assis à l’arrière de son van face à un lac de montagne, une station électrique et un ordinateur portable posés à côté de lui

Romain

Fondateur de Station Portable

J’ai acheté ma première station électrique portable en regardant deux chiffres : le prix et le poids. Les deux mauvais.

Comment je suis arrivé aux stations électriques portables

Je vis une partie de l’année dans un van aménagé et je travaille à distance. Mon métier tient dans un ordinateur, une connexion mobile et une prise de courant. C’est la prise qui manque.

Pendant deux étés, je m’en suis sorti avec un convertisseur branché sur l’allume-cigare. Moteur tournant, ça passe. Moteur coupé, la batterie de démarrage descend en quelques heures, et le van ne repart pas le lendemain matin. J’ai fini par appeler quelqu’un pour me redémarrer. Une fois suffit.

La station portable règle le problème autrement : des cellules, un onduleur qui fabrique du 230 V, des prises et un boîtier qu’on recharge en roulant. J’en ai acheté trois depuis. J’ai branché celles des voisins de bivouac, noté ce que chacune donnait vraiment, et j’ai fini par tenir un tableau. Les fiches de ce site en sortent.

Les deux erreurs qui m’ont coûté un week-end

Ma première station annonçait 299 Wh pour 5,6 kg et 239 €. J’ai choisi le poids. Un week-end de juillet, glacière à compression branchée dessus le vendredi soir, l’écran était noir le samedi à neuf heures. Une glacière de ce type consomme environ 0,45 kWh par jour, et sur 299 Wh d’étiquette il en sort à peu près 250 aux prises, une fois les pertes de l’onduleur passées. Treize heures, donc. Le calcul tenait sur une serviette en papier, je ne l’avais pas fait.

La seconde erreur porte sur l’autre grandeur. Les wattheures disent combien de temps, les watts disent quoi brancher, et j’ai longtemps lu les deux comme un seul chiffre. Ma plaque à induction demande 1 200 W au démarrage ; cette station sortait 600 W. Coupure immédiate, sans qu’aucun des deux appareils ne soit en cause.

Une troisième erreur n’a coûté que de l’argent : un panneau de 200 W acheté pour une station dont l’entrée solaire plafonne à 100 W. La moitié du panneau ne sert à rien. La fiche technique le disait, à la ligne « entrée solaire maximale », que personne ne lit.

Pourquoi j’ai ouvert ce site

Au moment de racheter, j’ai cherché ce que j’aurais voulu lire deux ans plus tôt. J’ai trouvé deux choses. Des pages qui promettent des mois de tests en conditions réelles sans jamais dire ce qui a été mesuré, et qui notent vingt-deux modèles entre 4 et 4,5 sur 5. Et des fils de forum où la bonne réponse existe, quarante pages plus bas, chez quelqu’un qui a le même van que vous.

Alors j’ai écrit la page manquante, puis les suivantes. Dix-sept stations et quatre panneaux, chacun avec les chiffres du constructeur recoupés d’une source à l’autre, un prix relevé et daté, une ligne qui dit à qui le modèle ne convient pas. Un vingt-troisième classement où tout le monde gagne n’aurait servi à personne.

En toute transparence

Pas de test physique en laboratoire ici : ni banc de charge, ni enceinte climatique, et je ne possède pas les vingt et un appareils dont ce site parle. Ce que je fais, à la place : je croise les fiches techniques officielles, je lis les avis d’acheteurs sur plusieurs marchés, je recoupe avec les retours de gens qui vivent dessus. Trois de ces stations sont chez moi. Quand un chiffre vient d’un constructeur et de lui seul, c’est écrit.

Aucune marque ne me paie, ne relit ces pages, ni ne m’envoie de matériel. Aucun modèle ne gagne une place parce qu’un code promo l’accompagne.

Ce site contient des liens d’affiliation. Si vous achetez via ces liens, je perçois une commission, sans changement de prix pour vous.

Comment j’évalue une station

  1. La puissance de sortie, avant la capacité. Elle décide de ce que vous pouvez brancher ; la capacité ne décide que de la durée. Une station de 500 W ne fera jamais chauffer une bouilloire, quelle que soit sa réserve.
  2. La capacité utile, pas celle de l’étiquette. Comptez 15 % de pertes à l’onduleur : 2 048 Wh annoncés donnent environ 1 740 Wh aux prises. C’est ce nombre-là qu’on divise par la consommation des appareils.
  3. Les recharges, dans l’ordre où vous vous en servirez. Le secteur, la voiture, le solaire, puis la limite d’entrée de chacun. C’est là que se logent les mauvaises surprises, la mienne comprise.
  4. La chimie et la garantie. Le LiFePO4 tient 3 000 à 6 000 cycles, contre un millier aux anciennes cellules. La garantie va de un à cinq ans selon les marques, et elle renseigne mieux que le nombre de cycles.
  5. Le prix au wattheure, en dernier. Il compare des capacités différentes sans se tromper, mais il n’a de sens qu’entre des modèles capables des mêmes choses.

Cette grille est celle des fiches. Quand un avis dit « pas le bon choix si vous cuisinez à l’induction », il sort du premier critère et pas d’une impression. Si vous préférez répondre à six questions plutôt que lire dix-sept fiches, le quiz applique la même grille.

Un outil pour choisir sans se tromper

Le second outil du site estime ce qu’il vous faut à partir de votre usage, et désigne une fiche.

Calculer ma puissance idéale

Questions fréquentes

Testez-vous vraiment les stations présentées sur ce site ?

Non, pas toutes. J'utilise trois de ces stations au quotidien et j'en ai manipulé une dizaine d'autres en bivouac. Pour les autres, je croise les fiches techniques officielles, les avis d'acheteurs sur plusieurs marchés et les retours de gens qui vivent avec. Il n'y a ni banc de charge ni enceinte climatique derrière ce site, et je préfère l'écrire que laisser croire le contraire.

Comment choisir une station électrique portable ?

Dans cet ordre : la puissance de sortie, qui décide de ce que vous pouvez brancher, puis la capacité, qui décide de la durée, puis les modes de recharge. Une plaque à induction réclame 1 200 W au démarrage et élimine d'emblée la moitié du marché. Listez vos appareils avant de regarder un prix, le calculateur du site fait le calcul à votre place.

Les stations électriques portables sont-elles fiables ?

Les cellules le sont. Le LiFePO4 des modèles récents tient 3 000 à 6 000 cycles avant de tomber à 80 % de sa capacité, soit bien plus que la durée de vie réelle de l'appareil. Ce qui lâche en premier, c'est l'électronique autour : ventilateur, onduleur, parfois l'application mobile. Regardez la garantie, qui va de un à cinq ans selon les marques, plutôt que le nombre de cycles annoncé.

Peut-on vivre en autonomie avec une station et un panneau ?

L'été, oui, pour un usage mesuré : une station de 1 000 Wh et un panneau de 200 W couvrent une glacière, un ordinateur et l'éclairage sans passer par le secteur. L'hiver, non. Un panneau portable rend en décembre le quart de ce qu'il donne en juillet, et le déficit se creuse chaque jour. La station est alors un appoint, pas une source.